Une progression de cours centrée sur “Vérité et politique” d’Arendt, par Marc Rosmini

Plus les années passent, et plus je me dis qu’il ne faut pas évoquer trop d’auteurs dans le cours. Par conséquent, j’essaie au maximum de déployer l’oeuvre complète, et d’aborder grâce à elle le plus possible de notions et de problèmes. J’avais publié ici même un exemple de progression autour du Gorgias. Cette année, j’ai procédé de la même manière avec “Vérité et politique”. 
Dans l’idéal, y compris en S et en ES, j’aimerais bien à l’avenir pouvoir traiter tout le programme avec deux oeuvres complètes (ce qui n’interdit bien évidemment pas d’évoquer d’autres textes, en complément ou en contrepoint).

Auriez-vous travaillé dans cette perspective ? Et, si c’est le cas, autour de quelles oeuvres ? Si possible, pourriez-vous partager vos découpages, et les notions et problèmes abordés ?

 

Lycée Antonin Artaud 2016/2017
TES
PLAN DU COURS DE PHILOSOPHIE

Oeuvre complète : Hannah ARENDT, « Vérité et politique » dans La crise de la culture, Gallimard collection Folio Essais.

Introduction : Peut-on forcer quelqu’un à être libre ?

1ere partie : Faut-il opposer la matière et l’esprit ?

1. Peut-on radicalement opposer les modes d’existence respectifs de la matière et de l’esprit ?
2. Le cerveau pense-t-il ?
3. Peut-on, dans l’expérience esthétique, distinguer ce qui relève du corps d’une part, et, d’autre part, de l’esprit ?

2e partie : Comment parvient-on à la conscience de soi ?

1. Conscience et langage sont-ils séparables ?
2. Notre identité individuelle est-elle déterminée par notre appartenance culturelle ?
3. Faut-il travailler pour savoir qui nous sommes?

3e partie : Que devons-nous faire ?

1. Tous les problèmes ont-ils une solution technique ?
2. La religion peut-elle dicter notre conduite ?
3. La raison peut-elle fonder des valeurs absolues ?
4. Faut-il toujours obéir aux lois ?
5. Les exigences de l’action politique autorisent-elles à recourir au mensonge et à la violence ?

4e partie : La vérité a-t-elle sa place en politique ?

1. Pourquoi la vérité peut-elle faire l’objet d’un rejet ?
2. Qu’est-ce qui fait la fragilité de la vérité de fait ? pp. 294-295, 296-297 et 300-301
3. Les historiens sont-ils capables d’établir la vérité ? pp. 303-304
4. Toutes les opinions se valent-elles ? pp. 307-308
5. Peut-on démontrer la validité d’un principe moral ? pp. 311-313 et 314-315
6. A quelles conditions le fait de parler constitue-t-il une action ? pp. 319-320
7. Peut-on mentir à soi-même ? pp. 322-323
8. Qu’est-ce qui menace notre capacité à distinguer le vrai du faux ? pp. 326-328
9. Les faits n’ont-ils une signification que s’ils sont racontés ? pp. 333-334

Conclusion : Peut-on ne pas faire de politique ? pp. 335-336

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