Rawls et la désobeissance civile

Article écrit dans le cadre du travail collectif du secteur philo du GFEN.

Par Jean-Charles Royer

Déroulé de la démarche sur la «désobéissance civile»:

Atelier 1: « les enveloppes » : chacun reçoit, dans des enveloppes fermées, des descriptions (16 en tout) de cas de « désobéissance », très différents, mais toutefois numérotés de telle sorte qu’ils puissent soulever des rapprochements problématiques. Ainsi par exemple : les cas 7 et 8 traitent d’avortement ; l’un (« manifeste des 353 salopes ») pour revendiquer une transgression en faveur de l’IVG, l’autre (« interview de Nathalie. B., une militante pro-vie ») pour défendre l’irruption dans les hôpitaux afin de bloquer les pratiques d’IVG. Ou encore des cas de désobéissance violente (les pratiques de la Gauche prolétarienne dans les années 70, ou encore de Charlie Bauer) et des cas de refus obstiné d’obéir, pacifiques, voire immotivés (Bartelby, Rosa Parks, etc.). Ces cas, outre qu’ils permettent une première qualification, sont également une façon de faire connaître aux élèves des moments ou personnages forts de l’histoire des hommes (ce qu’on appelle parfois bien sommairement la « culture »).

Chacun doit alors répondre aux consignes suivantes:

– a) «vous nommerez, ou intitulerez ce cas pour mémoire, et proposerez en sous-titre une clé constituée de deux ou trois mots maximum»

-b) vous ferez une affiche de ce travail

-c) (par binôme) «vous tenterez de dégager, par confrontation entre les cas, des couples conceptuels dont vous identifierez le rapport logique.».

Au final, l’enseignant, guidé par les apports de ces travaux, schématise la conceptualisation sur l’écran (tableau).

 

Atelier 2: «étude des textes de J. Rawls» visait à travailler très précisément sur quelques lignes (2§ d’environ 10 lignes) d’une très grande densité philosophique, d’un style très abstrait mais évocateur, et dénué de toute coquetterie rhétorique ; un texte stimulant visant à définir la désobéissance civile (extraits du §55 de : Theory of justice ; Essais/Seuil). Plutôt qu’une compilation exhaustive d’auteurs, il est préférable pour l’apprentissage de cibler sur un seul texte et d’en approfondir la construction ; on mesure dans ce choix ce qui peut différencier un objectif de connaissances positives (délivrées par l’enseignant comme le résultat de ses recherches), ordonnées donc à la « vérité », et l’objectif pratique de formation des élèves à certaines dispositions mentales, lesquelles ne se soucient qu’obliquement de « vérité », l’essentiel étant avant tout que le support du travail, allié à la précision de la consigne, soit le plus fécond possible pour mettre en activité et en familiarité une « compétence », si l’on tient absolument à ce mot, une posture, un geste intellectuel.

Le choix des documents, le cadre donné par la consigne, le rythme imposé du travail, l’anticipation de ce qui peut se jouer dans les groupes -des formes d’entente et de coopération, ou au contraire de rivalité voire de conflit, qui doivent dans tous les cas encourager une décentration-, sont décisifs quant à la réussite de l’opération, c’est-à-dire quant au risque que les élèves s’autorisent à prendre en entrant dans une aventure nouvelle et engageante.

Atelier 2 bis : Etude de texte (Rawls : 6§ extraits du §55 de TJ) / groupes alternés : analyse, synthèse.

La séquence précédente portait sur les §1 et §2, dans une approche très analytique; il s’agit ici de proposer un travail parallèle de textes courts et de textes longs, afin d’interroger la force de leur rencontre ; ne feuille de six § en tout sera donc proposée à côté des 2 initiaux.

Que signifie : « groupes alternés analyse/synthèse » ? Il s’agit d’une interrogation : dans quelle mesure le travail analytique (ligne à ligne, mot à mot) qui n’est possible que pour de petits textes denses, se combine-t-il avec une lecture « synthétique » d’un texte plus long, composé d’une multitude de petits paragraphes denses ? Quel rapport entre lecture de détail et lecture de gros ? Eclairage par l’organisation suivante :

Consigne : « Vous avez tous un texte composé de 6§ (extraits J. Rawls §55, TJ), vous composerez X groupes de 4 ; ces groupes se divisent en deux : les « analyses » (A) et les « synthèses » (S).

Premier temps (45mn)

  1. Consigne pour le gr. « analyse » : « vous étudierez, à l’aide du questionnaire linéaire joint, les §1 et 2 ; vous expliquerez enfin telle et telle phrase : « … ».
  2. Consignes pour le gr. « synthèse » : « vous lirez le texte entier de Rawls, et tenterez de restituer l’idée essentielle et les étapes de l’argumentation ».

Deuxième temps (45mn) :

 Changement de groupe / groupe nouveau = deux membres de gr. A + 2 membres de gr. S.

Consigne : « chaque groupe A/S s’interroge sur l’apport respectif du travail analytique et synthétique ; les S commenceront à livrer leur travail, et les A le critiquera ».

 

A la fin du temps, démonstration était faite que les deux approches isolées sont, comme on s’en serait douté, en soi insuffisantes ; seule une interaction entre ces deux façons, non congruentes immédiatement, permet progressivement de focaliser une lecture philosophique cohérente et ouvre à l’explication. Chacun a donc pu mesurer à quel point il était vital de cultiver des deux talents et de ne pas se contenter d’une trop rassurante familiarité ; il s’agira par la suite de faire saisir à chaque élève ce qu’il doit singulièrement pratiquer pour surmonter ce qui est apparu au cours de la démarche comme un handicap ou une lacune.

Atelier 3 : l’épreuve. l’heure est désormais consacrée à la « mise à l’épreuve » proprement dite : les élèves, fort du travail fait sur Rawls à propos de la définition de la désobéissance civile, avaient pour consigne : « par groupe de quatre, vous reprendrez chaque cas-enveloppe pour décider, en le justifiant explicitement, s’il doit être qualifié ou non de désobéissance civile, selon la définition qu’en propose J. Rawls ».

Ce moment accomplit pleinement l’ensemble de la séquence pédagogique : des cas à l’abstraction, de l’abstraction à la réflexion, le dernier moment est une descente : de la réflexion (rawlsienne) en l’occurrence aux cas initiaux dans une perspective de reconnaissance/discrimination ; on mesure ici l’importance de la qualification de « civile », et combien il est nécessaire que le moment de validation finale de la démarche par l’enseignant (« qu’avons-nous cherché à faire, qu’avons-nous fait ? ») appuie sur geste : nous avons appris que la médiation du langage théorique permet de penser (identifier/distinguer) le réel, en qualifiant explicitement et réflexivement certain ensembles empiriques pour construire et transformer une réalité.

 

Les textes:

 

 

Pourles cas de désobeissance, chacun élaborera les siens ; pour obtenir les documents suivants, adressez-vous au site.

 

Etudes de cas

  Cas 1 : « Désobéissance anti-avortement : une militante« pro-vie » s’enchaîne avec d’autres aux            grilles des portes de l’hôpital pour empêcher des femmes d’avorter. ;

Cas 2 : « Manifeste des 343 salopes » : article pour avouer une IVG et revendiquer le droit des femmes à l’avortement. Des femmes célèbres écrivent dans un magazine à grand tirage : elles reconnaissent avoir avorté à l’étranger et revendiquent le droit à l’IVG.

   Cas 3 : La « Gauche prolétarienne » vole un traiteur de luxe pour redistribuer aux immigrés       misérables des bidonvilles de Nanterre. 

 

   Cas 4 : Charlie Bauer braque des banques pour dénoncer une société fondée sur l’exploitation et           la domination des plus faibles.

 

   Cas 5 : Les  Pussy Riot, groupe punk féministe, chante une chanson dans une Eglise pour           dénoncer la politique de V. Poutine.

 

   Cas 6 : Wiki Leaks : piratage de documents diplomatiques secrets pour les diffuser librement sur            Internet.

 

   Cas 7 : Bartleby (roman de H. Melville) ; Bartleby est un employé qui refuse (« I would prefer   not to » ; traduction : « j’aimerai mieux pas ») un ordre de son supérieur hiérarchique.

 

   Cas 8 : Aux USA, dans un bus, Rosa Parks  refuse de céder sa place pourtant réservée à un        blanc. Elle déclenche ainsi le début des luttes du Mouvement pour les Droits Civiques de Martin           Luther King.

 

   Cas 9 : En 1898, Louise Ménard vole du pain après n’avoir pas mangé depuis deux jours; le juge          Magnaud, appelé plus tard « le bon juge », considère que c’est là « un état de nécessité », et     acquitte Mme Ménard.

 

   Cas 10 : Une femme vole pour 600 euros de marchandises ; d’abord acquittée, elle est finalement           condamnée en appel, mais dispensée de peine.

 

   Cas 11 : En Andalousie espagnole, un maire viole le droit de propriété pour distribuer des terres             et des logements aux sans-abris.

 

   Cas 12 : Un groupe para-syndical, proche de la CGT, détourne le courant électrique des riches pour fournir de l’énergie aux familles qui en sont privé, ne pouvant plus payer les factures .

   Cas 13 : A. Refalo écrit à l’inspecteur d’académie pour lui signifier qu’il n’obéira pas aux            consignes officielles qu’il juge contraire aux objectifs d’une véritable éducation.

 

   Cas 14: Des enseignants désobéissent aux réformes imposées par le ministère, sans le soutien de leurs syndicats.                          

 

CAS CROISES :

 

Cas 1-2 : Cas 1 : s’oppose à un droit positif de manière pacifique, tandis que cas 2 s’oppose à un devoir (à un interdit) pour revendiquer un droit, de manière également pacifique. Degrés toutefois dans le « pacifique » (enchaînement aux portes pour 1, article pour 2)

 

Cas 3-4 : points communs : désobéissance violente à la loi dans les deux cas pour des raisons politiques et sociales (lutter contre les injustices sociales), mais 1 le fait collectivement, et 2 le fait individuellement.

 

Cas 5-6 : points communs : désobéissance à la loi au nom de la liberté d’expression, et recherche d’une influence internationale (publicité) pour appuyer la défense en cas de procès.

 

Cas 7-8: Points communs : refus obstiné d’obéissance (non-agir, non-coopération), et différences : R. Parks justifie sa non-action tandis que Bartleby ne justifie pas son refus.

 

Cas 9-10 : pts communs : vol illégal, et appel à « l’état de nécessité » ; mais différences : Mme Ménard vole du pain pour se nourrir, tandis que cas 10 vole des cadeaux pour ses enfants à Noël. Question : peut-il exister une « nécessité symbolique » ? Où commence et où s’arrête la « nécessité » ?

 

Cas 11-12 : pts communs : des militants violent la loi au nom de ce qu’ils considèrent juste/injuste, en s’en prenant à des propriétaires (supposés être riches). Différences : le cas 1 est officiellement maire d’une ville, le cas 2 est connu pour être proche d’un syndicat (CGT), mais ne s’affiche pas comme tel.

 

Cas 13-14 : des enseignants désobéissent aux ordres de la hiérarchie ; l’un individuellement en justifiant par écrit ses raisons, l’autre en critiquant ceux qui sont sensés les aider mais qui ne font rien pour les soutenir : les syndicat

JOHN RAWLS (extraits de : « Théorie de la justice » ; Points, Essais, p. 403-407 ; 1971)

  • 1  « Le problème de la désobéissance civile ne se pose, selon moi, que dans le cadre d’un Etat démocratique plus ou moins juste pour des citoyens qui reconnaissent et admettent la légitimité de la constitution. La difficulté est celle du conflit des devoirs. Quand le devoir d’obéir aux lois promulguées par une majorité législative cesse-t-il d’être une obligation face au droit de défendre ses libertés et au devoir de lutter contre les injustices ? Cette question implique une réflexion sur la nature et les limites du gouvernement par la majorité ; c’est pour cela que le problème de la désobéissance civile est un test crucial pour toute théorie du fondement moral de la démocratie ».
  • 2 « La désobéissance civile peut tout d’abord être définie comme un acte public, non violent, décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi, et accompli le plus souvent pour amener à un changement dans la loi et dans la politique du gouvernement. En agissant ainsi, on s’adresse au sens de la justice de la majorité de la communauté et on déclare que, selon son opinion mûrement réfléchie, les principes de la coopération sociale entre des êtres libres et égaux ne sont pas actuellement respectés ».
  • 3 « Pour justifier la désobéissance civile, on ne fait pas appel aux principes de la moralité personnelle ou à des doctrines religieuses, même s’ils peuvent coïncider avec les revendications et les soutenir ; et il va sans dire que la désobéissance civile ne peut être fondée seulement sur des intérêts de groupe ou sur ceux d’un individu. Au contraire, on recourt à la conception commune de la justice qui sous-tend l’ordre politique. »
  • 4 « La violation persistante et délibérée des principes de base de cette conception, pendant une certaine période, et en particulier l’atteinte aux libertés fondamentales égales pour tous invitent soit à la soumission, soit à la résistance. En se livrant à la désobéissance civile, une minorité force une majorité à se demander si elle souhaite que ses actions soient ainsi interprétées ou si, se basant sur le sentiment commun de la justice, elle souhaite reconnaître les revendications légitimes de la minorité. »
  • 5 « En outre la désobéissance civile est un acte public. Non seulement elle fait appel à des principes publics, mais encore elle se manifeste publiquement. Elle s’exerce ouvertement avec un préavis raisonnable (fair), elle n’est pas cachée ou secrète. C’est pour cette raison, parmi d’autres, que la désobéissance civile est non violente. Elle essaie d’éviter l’usage de la violence, en particulier à l’égard des personnes, non qu’elle déteste l’usage de la force par principe, mais parce que celle-ci est l’expression ultime de ses revendications. Se livrer à des actes violents susceptibles de blesser et de faire du mal est incompatible avec la désobéissance civile comme appel public. »
  • 6 « La désobéissance civile est non violente pour une autre raison. Elle exprime la désobéissance à la loi dans le cadre de la fidélité à la loi. La loi est enfreinte mais la fidélité à la loi est exprimée par la nature publique et non violente de l’acte, par le fait qu’on est prêt à assumer les conséquences légales de sa conduite. Cette fidélité à la loi aide à prouver à la majorité que l’acte est, en réalité, politiquement responsable et sincère, qu’il est conçu pour toucher le sens de la justice du public. Le fait d’être ouvert et non violent garantit notre sincérité ; car il n’est pas facile de convaincre quelqu’un d’autre que nos actes sont dictés par notre conscience, ni même d’en être certains devant nous-mêmes. »

JOHN RAWLS (extraits de : « Théorie de la justice » ; Points, Essais, p. 403-407 ; 1971)

  • 1  « Le problème de la désobéissance civile ne se pose, selon moi, que dans le cadre d’un Etat démocratique plus ou moins juste pour des citoyens qui reconnaissent et admettent la légitimité de la constitution. La difficulté est celle du conflit des devoirs. Quand le devoir d’obéir aux lois promulguées par une majorité législative cesse-t-il d’être une obligation face au droit de défendre ses libertés et au devoir de lutter contre les injustices ? Cette question implique une réflexion sur la nature et les limites du gouvernement par la majorité ; c’est pour cela que le problème de la désobéissance civile est un test crucial pour toute théorie du fondement moral de la démocratie ».

-Etude du §1 : « qu’est ce qu’un problème en philosophie ? » (1h 30)

 

 

Rq : l’objectif principal est visé par les consignes soulignées ; les élèves qui n’arriveraient pas à répondre directement à ces consignes pourront s’appuyer sur les autres questions préparatoires

Objectif : avancez des raisons qui font dire à l’auteur dit que la DC peut poser un « problème » ?

a) Dans quel « cadre » le « problème » de la désobéissance civile se pose-t-il ? Quel est ce « cadre », que désigne-t-il ? Quelles sont les expressions difficiles à définir ? Proposez des interprétations.

-b) Quel est le sens de l’expression « légitimité de la constitution »? Proposez plusieurs hypothèses de réponse.

-c) A votre avis, et sans lire la suite du texte,

 

     Pour comprendre la phrase n° 2, suivez les questions :

-a) A quoi l’auteur renvoie-t-il quand il parle de « difficulté » ? Y a-t-il un lien entre la phrase 2 et la phrase1 ; si oui, lequel ?

-b) proposez une explication à l’expression : « conflit de devoirs », en la reliant avec la phrase précédente.

      Pour comprendre la phrase 3, suivez les questions :

 

       -a) Détaillez et expliquez les « devoirs » dont il est question en phrase 3

       -b) De quel « droit » est-il ici question ? En quoi ce droit est-il en rapport avec le « conflit des   devoirs » évoqué précédemment ?

       -c) Percevez-vous une difficulté à comprendre les mots « droits » et « devoirs » ? Ces mots        peuvent-ils avoir différentes significations ? Illustrez la difficulté par des exemples.

Consigne 4 : pour comprendre la phrase 4, suivez les questions :

-a) Quelle « question » implique quoi ? Pourquoi l’auteur parle-t-il de « majorité »

-b) Qu’est-ce la « la désobéissance civile »peut-elle  tester ? Pourquoi s’agit-il d’un « test crucial » ?

-c) Que signifie selon vous l’expression : « fondement moral de la démocratie » ?

-d) Comment comprendre, en utilisant tout ce qui précède, l’idée que « la DC puisse tester la théorie du fondement moral de la démocratie » ? 

  • 2 « La désobéissance civile peut tout d’abord être définie comme un acte public, non violent, décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi, et accompli le plus souvent pour amener à un changement dans la loi et dans la politique du gouvernement. En agissant ainsi, on s’adresse au sens de la justice de la majorité de la communauté et on déclare que, selon son opinion mûrement réfléchie, les principes de la coopération sociale entre des êtres libres et égaux ne sont pas actuellement respectés

 

    Consigne 1: répondez individuellement aux questions suivantes :

  • détaillez les éléments de définition qui composent la 1ère
  • Proposez brièvement une définition chacun de ces éléments ; illustrez au besoin.
  • Comment comprenez-vous le sens des conjonctions de coordination (« mais », « et », « et ») et l’expression « le plus souvent » dans cette phrase ?
  • vous proposerez une explication envisageable de cette première phrase en en levant toutes les ambiguïtés.

    Consigne 2 : Répondez individuellement aux questions suivantes :

  1. a) A qui « s’adresse » la DC ? Proposez une explication de l’expression de Rawls.
  2. b) Quel est le sens logique de la conjonction « et », dans : « et on déclare que» ?
  3. c) Que faut-il entendre par « principes de la coopération sociale » ? Proposez une
  4. d) Quel rapport faites-vous entre ces « principes » et l’expression « sens de la justice».
  5. e) Reliez par des liens logiques les éléments de la définition (l.1-3) et la fin du § (l.4- afin d’expliquer ce paragraphe en en levant toutes les ambiguïtés.
  1. Rawls (« Théorie de la justice») /questions pour l’étude du texte long :
  • 1 : pourquoi la question de la désobéissance civile soulève-t-elle un « problème » ? Expliquez.
  • 2 : Selon Rawls, quelles sont les caractéristiques de la « désobéissance civile » ?
  • 3 : Pourquoi la DC n’est pas une question « morale » ? A quelle(s) expression(s) du §2 renvoie le §3 ?
  • 4 : Quelle est la stratégie de ceux qui désobéissent à la loi ?
  • 5 : A quelle(s) expression(s) du §2 le §5 renvoie-t-il ?
  • 6 : Quel rapport à la loi les partisans de la désobéissance civile manifestent-ils ? A quelle(s) expression(s) du §2 ce §6 renvoie-t-il ?

 

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